20.04.2006

Un ouvrage farfelu ... de 1884.

 

* Dernier arrivé dans ma bibliothèque, l’ouvrage de Mr. G. Depping, daté de 1884: LE JAPON, Ed Combet et Cie, Paris.

 

Petits bijoux d’énormités, l’auteur de ce livre passe en revue ce qu’il pense être les valeurs du Japon. Son étude pseudo-sociologique est ahurissante tant il essaye de convaincre le lecteur de la véracité de ses dires. Dans le genre, cet ouvrage est le plus farfelu que j’ai pu lire aujourd’hui. Mais n’est-ce pas le propos de ce blog que de parler du « Japon d’hier » mais également de la perception qu’avaient nos aïeux du pays nippon, très « occulte » à l’époque ?

 

Extrait choisi, relatif aux enfants et leur éducation) :

 

p.103 (…) Les petits japonais ne connaissent pas non plus le supplice du maillot : jamais on ne leur refusent une friandise (…). Ces enfants « sont mieux tenus que ceux du peuple chez nous, dit M. Bousquet ; mais en somme les petits Japonais, « plus gâtés, plus adulés, ne sont ni plus ni moins insupportables » que d’autres enfants ; de plus, « leurs yeux bridés, leurs traits boursouflés, leur coiffure, et leur costume étrange qu’on leur impose, en font à nos yeux de petits objets assez disgracieux. »

 

Au sujet des bains japonais, le ton paternaliste est d’un effet des plus rigolo! :

 

p.110 (…) Ce qui est singulier, c’est que les indigènes ne se baignent jamais dans l’eau froide ; ou quand ils le font, c’est pour accomplir une pénitence ou un vœu. M. Rein, a qui nous empruntons une grande partie de ces détails sur l’usage des bains japonais rapporte qu’il a vu dans un sanctuaire très visité par les habitants de Tokio, un vieillard s’administrant par 4 degrés centigrades en hiver, une douche d’eau froide sous un jet d’eau d’une source. Sans prendre la précaution de s’essuyer, et le corps nu sauf un morceau d’étoffe autour des reins, le vieillard monta les 48 marches en pierre du temple (…) ; arrivé au sommet des degrés, il appela le dieu avec la cloche, déposa son offrande, et se jeta à terre pour faire ses dévotions. Puis, redescendant, il ne se rhabilla qu’après avoir pris une nouvelle douche. M. Rein estime que c’était un dévot accomplissant un vœu, et venant remercier la divinité de l’avoir guéri. Mais cette manière de témoigner sa reconnaissance risquait  fort de lui procurer une nouvelle maladie.

 

Rappelons qu’à cette époque, la science moderne occidentale démontrait que la grande majorité des asiatiques, contrairement aux occidentaux, avaient comme groupe sanguin B, donc comparable à la majorité des mammifères terrestres. Par sophisme, la race asiatique était donc inférieure à la race occidentale. Tel était l’état d’esprit de l’époque.

 

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22.09.2005

La caricature au Japon, publié en 1888.

Chers lecteurs, après une longue absence injustifiée, voici de nouvelles anecdotes Nippones et descriptions tirées d’ouvrages anciens glanés ci et là.

 

Celle-ci provient d’un ouvrage de 1888, auteur  Chamfleury, titre « Le musée secret de la caricature ».

 

Au fil des pages, outre la traditionnelle et sarcastique description de l’Homo Japonicus qualifié comme suit par l’auteur « De taille médiocre, jaune comme s’il avait été conservé dans une boîte à cigare (…), le Japonais rit facilement, se mets au ton de son interlocuteur, répond vivement ; aussi l’a-t-on appelé le Français de l’extrême Orient, P.120 »,  il s’attache aussi à fournir des détails historiques.

 

On apprend par exemple qu’en 1878, quelques japonaises étaient venues se montrer à l’Expo Universelle du Champ-de-Mars, en France. Voici ce qu’il en dit :

« J’imagine que ces beautés exotiques de Tokio étaient un dessus de panier et qu’on avait pas pris les laiderons du Japon pour les exhiber. (…) Elles obtenirent peu de succès et n’eurent pas besoin de porteurs de sabre pour défendre leur vertu. (…) Elles durent retourner au pays des Daïmios quelque peu froissées du manque de galanterie française ».

 

Autre aspect amusant, les contes. D’après l’auteur, la symbolique animale est tout aussi importante au Japon qu’en Europe à ceci près que les animaux diffèrent.

« Un autre animal, la pieuvre, fort commune sur les côtes du Japon, fournit un élément fantastique cher aux peintres de ce pays. Ils l’ont transformé parfois en être hybride tenant de l’homme et du poisson, avec un allongement du crâne qui ne contient guère plus de matière cérébrale qu’une vipère à la tête aplatie. » (p.148).

Ces jolis contes n’empêchent pas le gouvernement japonais de cautionner le massacre de 20.000 dauphins chaque année … mais c’est un autre débat.

 

A bientôt, pour la découverte d'un autre ouvrage daté de 1850.

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06.02.2004

Le respect des étrangers au Japon en 1915.

Nouvelle découverte chez un libraire à Bruxelles (Evasion rue du Midi), ... le Larousse Illustré du Japon de 1915!

Ici encore, on y retrouve le caractéristique et habituel passage "Les Habitants du Japon", finalement assez peu différent de ce que je vous ai exposé dans les blogs précédents. Petite originalité toutefois au chapitre Anthropologie au niveau de la couleur de la peau des japonais.

Cit: (...) "La couleur de la peau varie depuis le jaune pâle presque blanc jusqu'au jaune brunâtre, couleur de feuille morte. Ils ont presque tous une accumulation du pigment sur la ligne médiane du ventre, et les nouveau-nés offrent une tache caractéristique, bleuâtre, dans la région sacro-lombaire, qui disparaît souvent au bout d'un certain nombre d'années".

Quelle étrange tache bleue ....en 1915.... y a-t-il un dermatologue dans la salle?

Plus sérieusement, mis à part les plagiats de textes de Pierre Loti pris en référence par Larousse, j'ai pu lire un autre passage intéressant au sujet de l'attitude dictée par le gouvernement japonais vis-à-vis des étrangers.

Cit: (...) "Aussi l'administration japonaise cherche-t-elle à interdire à leur égard toute manifestation hostile; elle recommande au peuple d'appliquer aux européens les règles de la politesse européenne".

Larousse cite alors un curieux règlement édicté par le gouverneur de Kanagawa, sur les procédés dont la population doit user envers les étrangers.

Cit: (...) "Les badauds ne devront pas s'attrouper autour des étrangers (...). On n'emploiera pas les mot ketö (chinois poilu). Les missionnaires étrangers doivent être respectés à l'égal des prêtres japonais. On évitera de troubler les jeux ou les promenades des étrangers en leur jetant des tuiles, des pierres, ou de cracher, de jeter des pelures de fruits dans les trains où ils se trouvent".

Si nous savions à quoi nous avons échappés ... merci Mr. le gouverneur.


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13.01.2004

Hergé et le Japon .. vue antagoniste!

Pour rester dans l’ère du temps sans quitter le domaine des anecdotes relatives au Japon, saviez-vous que le papa de Tintin (personnage crée en 1929) avait pris clairement position contre le Japon et dénonce l'occupation de la Mandchourie ?!

 

Hé oui, la BD est source de messages politiques et Tintin n’en est pas exempt. 

 

Sans faire une analyse géostratégique de motivations de l’Etat nippon à l’époque je vous invite à visiter le site suivant, qui est une excellente analyse de l’actualité de l’époque sur laquelle Hergé s’est inspirée. => http://www.free-tintin.net/actual.htm

 

L’image de gauche (mise en couleur je pense) provient de l’Album Le Lotus bleu, parut en 1934. Hergé illustre des soldats japonais aux faciès patibulaires montant la garde auprès de travailleurs forcés chinois.


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12.01.2004

Pierre Loti japonise au féminin!

Konichiwa!

 

Après avoir passé en revue les définitions quelque peu folkloriques du mot Japon dans de multiples dictionnaires (voir blogs précédents), un ouvrage de Pierre Loti (écrivain français, 1850-1923), "L'Exilée", écrit en 1893, trouvé dans mon immense bibliothèque a titillé ma curiosité.

 

Un chapitre entier est consacré à la description des femmes japonaises.

Sa description est acerbe, virulente et moqueuse. Tant sur le plan du physique, que des mœurs, tout y est critiqué et l'on ne peut pas dire que l'objectivité soit le point fort de M. Loti (de l'académie française). Il est paradoxal que les Portugais du XVII étaient plus élogieux pour le peuple japonais que Pierre Loti lorsqu'il écrivit ces lignes en 1885. Les métaphores peu élogieuses se suivent et ne se ressemblent pas. Extraits!

 

(…) Somme toute, elles ( les femmes japonaises) sont comme les objets d'arts de leurs pays, bibelots d'un raffinement extrême, mais qu'il est prudent de trier avant de le rapporter en Europe, de peur que quelque obscénité ne s'y cache derrière une tige de bambou ou sous une cigogne sacrée.

 

Pierre Loti n'épargne pas moins l'intellect des femmes japonaises, extrait:

(…) Leur religion doit sembler bien compliquée et confuse à leurs petites cervelles légères, quand déjà plusieurs savants prêtres de leur pays se perdent dans la cosmogonies, les symboles, les métamorphoses de dieux, dans le chaos millénaire, sur lequel le bouddhisme indien est venu si étrangement se greffer sans rien détruire.

  

Enfin, pour clore l'épisode de façon théâtrale, Pierre Loti nous offre le bouquet final d'une analyse bien faîte; extrait:

(…) En somme, si les japonaises de toutes les classes sociales sont mièvres d'esprit et de corps, artificielles et précieuses avec je ne sais quoi de travaillé et de déjà vieillot dans l'âme dès le commencement de la vie, c'est peut-être parce que leur race est demeurée pendant trop de siècle séparée des autres variétés humaines, vivant de son propre fonds et jamais renouvelée. Il serait injuste de leur en vouloir de cela, ainsi que de leur laideur sans yeux; il faut au contraire leur savoir gré d'être aimable, gracieuses, gaies; d'avoir fait du Japon le pays des ingénieuses et drolatiques petites choses, -le pays des gentilles et du rire...  FIN.

 

Je me demande, si Pierre Loti n'a pas eu une contrariété amoureuse lors de son séjour au Japon… il serait utile de lire sa biographie, peut-être y verrions-nous un éclaircissement?

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16.12.2003

La génétique du 20ième siècle.

Oaiho Gozaimasu Minasan,

 

Question du jour: quelle est l’origine des Japonais ? Ce problème de préhistoire est fort intéressant, mais très difficile à résoudre, et aujourd’hui encore, même avec les progrès accomplis en matière de séquençage au cours des années 1990, il n’est pas scientifiquement résolu.

 

Cette fois-ci, je vous propose un extrait de l’ouvrage « Histoire Universelle illustrée des Pays et des Peuples, 1913, Paris » section, Japon Ancien, et écrit par Félicien Challaye ; qui émet l’idée de rattacher les Japonais aux habitants actuels de l’île d’Hokkaido, les Aïnos. (voir blogs précédent)

 

Extrait choisi :  (…) Il est certain que les Aïnos ont occupé le Japon avant le peuple que nous nommons japonais ; et il est hautement vraisemblable que les Aïnos ont dû s’unir aux envahisseurs du Japon quels qu’ils soient. Mais il paraît établi que les unions de Japonais et d’Aïnos sont infécondes à la troisième ou à la quatrième génération. S’il est vrai que les métis, au bout de quelques générations, ne se reproduisent plus, il n’est pas possible d’expliquer les Japonais actuels par un métissage dont les Aïnos auraient été l’un des éléments. Dès lors on se trouve en présence de deux thèses entre lesquelles se partagent la plupart des ethnologues : celle qui soutient l’origine mongole des Japonais, celle qui soutient leur origine malaise.(…)

 

A défaut d’ethnologue, que diable ne suis-je pas généticien pour en savoir plus sur cette infécondité de 3ieme ou 4ieme génération ?! 

Ps: Aligato à Koogar, Cédric, Julie et consors pour leurs aimables commentaires au blog précédent.


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10.12.2003

Un peu d'ethnographie ...

Konichiwa,

 

Me voici de retour avec quelques 'nouvelles curiosités'. Celle du jour provient de l’ouvrage suivant : Nouveau Larousse illustré, sous la direction de Claude Augé, Paris, 1898-1907, 7 volumes. Un petit crochet au mot « Asie » vous aurait permis de lire ceci :

 

«Les 850 millions d’individus qui vivent en Asie appartiennent aux trois grands troncs de l’humanité. Les Négritos qui représente le tronc nègre (…),   qui vivent à peu près nus au sein des forêts (…). Le tronc jaune est, de beaucoup, le plus largement représenté en Asie. (…) Les Chinois du nord sont assez purs ; ceux du sud offrent des caractères atténués. (…).  Les Japonais et les Malais, tout en se rattachant au même groupe, présentent bien des traces de croisement. (…)

On a signalé des blancs dans l’extrême Orient. Dans les montagnes du sud de la Chine vivent des Miao-Tsé, débris d’une population autrefois puissante, qui offrent un faciès bien différent de celui des Mongols. La plupart des Aïnos de Yéso et des Kouriles ne sont pas jaunes, et ce serait à eux que les Japonais devraient l’élévation de leur type. (…) »

 

Comme vous pouvez le lire, le conditionel est d’application pour ce qui est de la dernière phrase. A vous de juger !

Par curiosité, j’ai fait une recherche sur le terme Aïnos, et je dois reconnaître que les informations que j’ai pu glaner sont assez sommaires.

Que diable ne suis-je pas ethnologue !

 

Prochain blogs, commentaires sur mon dernier achat livresque : Samouraï William, de Giles Milton publié chez « Noir sur Blanc » …

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04.11.2003

Ima wa, un peu de poésie .. sous forme d'haïku.

Petite entorse par rapport à l’objet de ce blogs, voici quelques haïku* choisis dans l’ouvrage à gauche de ce texte.

 

* Le haïku est un poème d’origine japonaise. Sa construction est assortie de nombreuses règles. Pour en savoir plus, plusieurs sites en parlent fort bien.


Celui-ci par exemple : http://perso.wanadoo.fr/dominique.chipot/haikus/definition.html

                                                    

                                                       Les amours de chats

Sans plus faire autre manière

Se sont séparées

 

Hé, grouille-toi la Lune

Tu pourrais manquer la nuit

C’est bientôt tu sais

 

Du fond de la nuit

Montent le jazz et le blues

Et descend la brume

 

Le prochain blogs sera consacré a nouveau à une définition Larousse du début du siècle ! A suivre !

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24.10.2003

Que savais-je ... en 1987?

Qui n’a jamais eu en main un Que sais-je lève la main ! Personne ?

Réf : Que sais-je ? : Les entreprises japonaises, 1987.

 

Voici un petit passage, illustré par l’image bleue schtroumf qui orne le côté gauche de ce blog.

 

Mettez-vous dans le contexte ; nous sommes en 1987, c à d lorsque le terme « Dragons d’Asie » n’était pas encore usité, la Chine dormait et la crise asiatique se profilait en douceur. Extrait !

 

-         (…) Les Japonais ont toujours cherché à s’identifier avec l’environnement et à s’unir à lui, (…). Ils sont comme des poissons plongés dans l’eau, et en tant que tels, ils n’arrivent pas à en apprécier la qualité. La relation symbiotique des japonais avec la nature n’a pas favorisé le développement de sciences naturelles et par conséquent, de la civilisation industrielle jusqu’à une époque récente.

 

Il existe autant d‘analogies et de métaphores sur les Nippons qu’il existe d’auteurs qui en parlent !

15:37 Écrit par cupofgreentea | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.10.2003

La vie culturelle en 1954 ... extrait choisi.

A présent, retour au siècle passé mais pas si lointain. Ici encore, des choses inimaginables. Au jour d’aujourd’hui, aucun guide touristique ne mentionnerait ce genre d’information. Nos parents y ont eu droit ! Extrait sur la vie culturelle en 1954 :

 

- En dépit de cette atmosphère de famine culturelle et de troubles transactions même dans ce domaine, c’était malgré tout le printemps de la nouvelle culture. Un printemps qui cherchait de livres, car les volumes anciens furent interdits par les militaires, les plus récents par les Américains et l’ont avait eu que le temps de faire des résumés des livres futurs pour servir de manuels. C’est pourquoi on peut voir le matin, dès 6 heures des queues  d’étudiants aux portes des bibliothèques qui ont résisté aux bombardements et aux pillages. C’est là le domaine de la misère la plus tragique. L’ensemble du pays compte à peine 1500 bibliothèques, dont moins de 1300 possèdent un fond de plus de 3000 volumes. Une seule, celle de Ueno à Tôkyô, en renferme près d’un million, trois autres dépassant le demi-million.

 

17:44 Écrit par cupofgreentea | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.10.2003

Européens & Japonais ... comparatif de 1585 !!

En 1542, les Portugais s’installent en Chine ( Macao 1557 ) et au Japon ( 1542 ).

 

Dans ce petit livre (une réédition) qui est un recueil de courtes phrases faisant le parallèle entre les mœurs des Portugais et des Japonais, j’en ai sélectionné quelques-unes une des plus amusantes. Bonne lecture !

 - En Europe, il est très incovenant qu'une femme boive du vin; au Japon, c'est fréquent, et lors des fêtes elles boivent parfois jusqu'à rouler par terre.

- Chez nous, il est rare que les femmes sachent écrire; une femme honorable au Japon serait tenue en basse estime si elle ne savait pas le faire.

- Chez nous, il est étonnant de tuer un homme, et pas du tout de tuer des vaches, des poules ou des chiens; les Japonais s'étonnent de nous voir tuer des animaux, mais chez eux tuer des hommes est chose courante.

- Lamour familial entre parents et parentes est très fort en Europe; au Japon, très peu, et ils sont comme étrangers les uns aux autres.

Certains parallèles pourrait ce faire encore de nos jours, et j’ai la conviction que certains faits sont plus d’actualité que jamais ! Le suivant par exemple ! Qu’en pensez-vous ?

Y a-t-il un lecteur nippon parmi vous ?

 

Nos matelas restent toujours à leur place dans nos lits; ceux des Japonais sont enroulés et rangés dans des endroits dérobés à la vue.

- Nous aimons les mets confectionnés avec du lait, du fromage, du beurre ou de la moelle d'os; les Japonais abominent tout cela qui sent très mauvais à leur nez. 

 

Un lien assez intéressant sur « Les Débuts de la Photographie au Japon » : http://membres.lycos.fr/cherrycell/dphot.htm


10:04 Écrit par cupofgreentea | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.10.2003

Le Japon en 1933 - vue d'un journaliste de l'époque

Cette fois-ci  je vous propose en quelques lignes la vision d’une journaliste française alors fort célèbre à l’époque, Andrée VIOLLIS, qui donne ses impressions sur cette période d’entre deux guerres lors de son séjour à Tokio (orthographe de l’époque) en 1933.  Son livre se veut historique mais là encore le pittoresque fait place au politiquement correct qu’on se doit d’utiliser de nos jours ! Bonne lecture, voici quelques passages choisis !

 

Voici comment elle décrit, en toute objectivité bien sûr,  les hommes d’affaires nippons :

 

(…) Une importante délégation de petits messieurs jaunes, en redingote et lunettes d’écaille, rencontrés dans quelque palace du Nord. Cassés en deux, les mains plaquées sur les genoux, ils multiplient indéfiniment des saluts de marionnettes, avec des sourires, des susurrements, d’étranges sifflements de couleuvre, et tout un appareil compliqué de politesse cérémonieuse.

 

Les femmes nippones ne sont pas plus gâtées :

 

(…) Les femmes surtout déçoivent : trottinant sur leurs socques de bois pareilles à des petits bancs, elles sont uniformément ensachées dans de sombres manteaux de forme kimono qui, relevés vers la taille par le gros nœud de obi, la ceinture des Japonaises, leur prêtent une drôle d’allure un peu bossue de kangourou.

 

Offices du tourisme du monde entier, ne vous basez pas sur ces descriptions pour venter  l’image du pays du soleil levant et de l’accueil chaleureux des ses habitants!

 

Au prochain blog, je vous suggère un parallèle entre les attitudes des coloniaux portugais et les japonais … mais encore faut-il que je puisse retrouver ce livre …  à bientôt et merci pour les commentaires de mes lecteurs (77 et autres).

16:50 Écrit par cupofgreentea | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

13.10.2003

Magie canine au Japon ...

Mes pérégrinations livresques m’amènent maintenant à vous livrer un passage assez troublant de la magie telle qu’elle se pratiquait dans des temps reculés au Japon.

Je ne cite qu’un passage car mon intention n’est pas de faire une compilation de tout ce que je trouve mais plutôt de faire un portrait du Japon mystique et la perception qu’en avaient nos ancêtres européens du siècle passé (nos parents par exemple).

 

-         Extrait choisi : Une des techniques-types des textes magiques japonais comporte un intéressant exemple de ce qu’on pourrait appeler « émotion - concentration ». Un chien affamé est attaché à un endroit d’où il voit de la nourriture. L’émotion atteint le plus haut degré lorsqu’une  nourriture est remplacée par une autre plus appétissante. Lorsque cette sensation de faim a été « concentrée », on tranche la tête de l’animal. On pense alors que la tête contient alors l’essence de la concentration. (…).

 

Pour les plus curieux, ce paragraphe provient de l’ouvrage de Idries Sha, La Magie Orientale, Ed. Payot 1957. Quelques références sont également citées dans la bibliographie de ce livre. A bientôt pour un prochain blog sur d’autres curiosités japonisantes !

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10.10.2003

Les japonais du XIX siècle ...


Remontons en 1880 et voyons la définition que donne le "Dictionnaire Universel d'Histoire et de Géographie" par Mr. N.Bouillet au sujet de nos amis japonais.   Stupéfiant!

- Dic. Le japonais forment une race à part: ils ont la tête grosse, le col court, les cheveux noirs, le nez gros, les yeux obliques, le teint jaunâtre; ils sont fiers, vindicatifs, hardis, robustes. Ils sont très civilisés et forts délicats sur le point d'honneur. Ils ont du goût pour les sciences et les arts, surtout pour la musique et les spectacles; contrairement aux usages de l'Asie; ils n'enferment point leurs femmes.

Voila une description qui de nos jours peut effrayer. .. tout comme revoir la photo de ses propres ancêtres peut aussi réserver des surprises! Rappelez-vous les chapeaux exubérants et les poses grotesques devant un décor en carton pâte!

Dans le blog prochain (en construction) nous découvrirons quelques exemples de croyance et de magie rapportés par les explorateurs contemporains de l'époque.

ps: AVIS aux HISTORIENS:
je recherche des informations sur les premiers japonais arrivés en europe, date, lieux, but du voyage, etc ...  Merciiiii



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09.10.2003

Larousse de 1923 ... - définition

Après quelques années côte à côte avec mes amis nippons, je me suis un jour demandé: mais qui sont-ils vraiment? La première réponse, je l'ai trouvée dans le Larousse de 1923, accrochez-vous!

- Encycl. Le nom de Japonais a un double sens et désigne tantôt les habitants de tout l'empire du Soleil levant, tantôt ceux qui sont originaires du seul archipel du Japon. Parmi les japonais proprement dits, qui sont tous de petite taille et de race jaune, on distingue deux types nettement différents: L'un l'aristocratique, a la tête allongée, le visage ovale, le nez aquilin, l'oeil ouvert et bien fendu, le front haut; l'autre, le plébéien, a au contraire la tête en trapèze, le front bas, les yeux bridés, et le nez écrasé. Le teint est aussi plus blanc chez le premier, brun olivâtre chez le second. Tous les japonais sont très travailleurs, très actifs, très courageux; ils sont intelligents, doués de grandes qualités d'imitation et d'assimilation, et ont su se plier très vite à la civilisation européenne, que les autres classes ont parfaitement adoptée.

Impressionant, n'est-ce pas? 

Découvrez dans le Blog suivant une définition encore plus étonnante de 1880 cette fois !


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